Les référentiels de compétences TEDS
1. Qu'est-ce qu'une compétence ?
La définition de la compétence la plus fréquemment retenue est celle de Jacques Tardif (2006) selon laquelle la compétence "est un savoir-agir complexe prenant appui sur la mobilisation et la combinaison efficaces d’une variété de ressources internes (savoirs, savoir-faire ou méthodes, attitudes…) et externes, à l'intérieur d’une famille de situations”.
Néanmoins, il en existe toutefois d'autres, comme par exemple celle de Jean Claude Clouet (2011) qui définit la compétence comme "une organisation dynamique de l'activité (un schème), mobilisée et régulée par un individu ou un collectif pour faire face à une tâche donnée dans une situation déterminée", ou encore celle de Guy Le Boterf (2018) qui fait directement le lien avec les situation professionnelles.
Ainsi, l’apprenant, par l’acquisition de savoirs et de savoir-faire et leur bonne utilisation dans une situation donnée, doit être capable de résoudre un problème complexe.
Le fondement de la compétence est la capacité de l’apprenant à réaliser, en autonomie, cette résolution de problèmes, avec des ressources acquises par la formation ou bien par l’expérience. De plus, une compétence doit être contextualisée pour devenir un moteur de l’apprentissage et de l’action.
Il est important de rappeler que la notion de compétence est empruntée à l’origine au monde du travail et aux interactions sociales. Cette notion ne devient liée qu’à la pédagogie que lorsqu’elle est pratiquée en situation de didactique. Ainsi, l’insertion professionnelle future des étudiants, étant devenue une des missions majeures des établissements de l’enseignement supérieur, le chantier de la définition des compétences au sein de ses cursus est devenu une action primordiale.
Cette professionnalisation des cursus, se traduit notamment par l’arrivée, au sein des établissements d’enseignement supérieur, de la notion d’« approche par compétences » ou APC. Cette approche de la construction des curricula par compétences, c’est-à-dire par savoir-agir, remplace la précédente approche par objectif, centrée sur une vision mécanique des savoirs.
L’approche par compétences (APC) permet d’affiner les attentes des cursus pour former au mieux les apprenants vers le monde du travail. Mais aussi pour permettre aux futurs recruteurs de naviguer plus aisément dans les maquettes des formations et de se rendre compte des compétences acquises au cours de celles-ci, transférables dans une offre de recrutement.
On différencie deux catégories de compétences : les compétences directes et les compétences transversales.

Source : Fondation UVED, insipiré de l'Université de Genève – Pôle Soutien à l’enseignement et à l’apprentissage (SEA). Compétences transversales.
Néanmoins, l'approche par compétences ne remplace pas les connaissances, mais elles sont complémentaires l'une avec l'autre. L'approche par connaissance et par compétences permet de donner du sens aux apprentissages, en favorisant l'intégration par l'action et la mobilisation des savoirs, au service de la compétences.

Source : Université d'Orléans -Focus sur l'Approche par Compétences.
Exemple : Pour réaliser une exposé efficace, un étudiant mobilise ses connaissances sur le sujet (savoirs), sa maitrise des outils de présentation (savoirs-faire) et sa posture orale (savoir-être).