Les sciences participatives

1. Les sciences participatives

1.1. Pourquoi faire appel à des non-scientifiques pour recenser la biodiversité ?

Il existe une réticence parfois exprimée concernant l'intérêt de faire appel au grand public pour recenser la biodiversité. Un spécialiste avec beaucoup d'expérience et qui connaît l'identification des espèces ne serait-il pas plus approprié ? 

Le problème avec les spécialistes c'est qu'ils ne sont pas assez nombreux ! Les programmes de sciences participatives permettent aux scientifiques "d'accumuler une grande quantité de données, qu'ils n'auraient pas obtenues par eux-mêmes" (Romain Julliard, septembre 2010). 

Les protocoles sont pensés pour répondre au fait que les participants ne sont pas tous experts, et de fait il n'est pas toujours demandé une identification jusqu'à l'espèce. Ce sont alors des morpho-espèces qui sont identifiées, c'est à dire un groupe d'espèce à l'écologie commune. Par exemple pour les vers de terre, on identifie des groupes selon leur occupation du sol.

Pour atteindre le grand nombre de données nécessaire, la nature des programmes est sélectionnée avec soin afin d'être faisable par le plus grand nombre tout en répondant à une question d'écologie. Les sujets abordés doivent aussi répondre aux intérêts des volontaires et favoriser leur épanouissement en abordant les aspects fascinants et merveilleux de la nature puisque le succès d'un programme dépend du public qui le fait vivre.