Faire face à l'éco-anxiété
3. Vivre avec son éco-anxiété
L’éco-anxiété est un état susceptible de concerner toutes les catégories sociodémographiques. Il apparaît donc essentiel, dans un premier temps, d’en faire un bilan : se reconnaître comme éco-anxieux ou comme personne ressentant des éco-émotions constitue une étape préalable indispensable avant de pouvoir accompagner ou aider les autres.
L’éco-anxiété étant le résultat d’émotions, elle ne se manifeste pas de la même manière chez les individus. On parle ainsi de différents niveaux d’éco-anxiété, comme le souligne le rapport de l’ADEME publié en 2025.
Bien qu’il n’existe pas d’échelle de mesure standardisée de l’éco-anxiété, cette étude propose de représenter les degrés d’inquiétude à travers des profils types ( ou personas) :
- Pas du tout anxieux : éco-indifférent
- Très peu éco-anxieux : éco-détaché
- Peu éco-anxieux : éco-préoccupé
- Moyennement éco-anxieux : éco-alarmé
- Fortement éco-anxieux : éco-effrayé
- En risque psychopathologique : éco-terrifié.
Cette étape d'identification de son degré d'intensité d'éco-anxiété permet par la suite de pouvoir mettre en place les bonnes stratégies pour y faire face.
Dans son rapport de 2025, l’ADEME propose plusieurs pistes de réflexion concernant la prise en charge de l’éco-anxiété chez les individus. Ces stratégies sont organisées selon différentes catégories de symptômes : affectifs, cognitifs, comportementaux et conatifs.

Source : ADEME, 2025, "Eco-anxiété en France"