Les sciences participatives
1. Les sciences participatives
1.2. Les programmes de sciences participatives sont-ils vraiment fiables ?
Du fait de l'implication du grand public, certains scientifiques ainsi que certains citoyens doutent de la fiabilité des résultats des sciences participatives. Qu'ils se rassurent, comme le souligne Romain Julliard : "les volontaires n'ont pourtant, à mes yeux, pas d'autre intérêt à participer que de faire les choses au mieux". Il faut donc avoir confiance en ses observations si on les a faites au mieux, d'autant que l'intérêt de ces programmes ne dépend pas de la fiabilité de chacune des données, mais plutôt du respect du protocole d'observation, et de la quantité d'informations récoltées.
Ainsi, même si quelques réponses sont erronées et sortent du lot, la masse de données tend vers un résultat commun. Par exemple, le taux d'erreur d'identification a pu être testé et est estimé à moins de 5% pour l'Observatoire des Papillons des Jardins. Il ne faut jamais oublier que le risque d'erreur n'est jamais nul même pour les plus compétents, bien qu'il soit très important de le minimiser autant que possible !
Ces craintes que provoquent l'idée de faire participer le grand public oublient qu'au-delà de l'objectif principal (la collecte de données standardisées pour alimenter le travail des chercheurs), ces programmes ne servent pas qu'à générer de nouvelles connaissances : ils contribuent aussi à éveiller l'intérêt du public pour la nature, et participent à une meilleure perception des sciences.